Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /Oct /2009 10:05

 

Il s'agit d'un fait largement accepté, mais peu reconnu et valorisé en tant que tel: l'agriculture a de tout temps été un phénomène complexe, dépassant la production de biens (aliments, fibres, matériaux...) pour générer la production de liens (sociaux, territoriaux, politiques...). Toute agriculture est par nature sociale, quel que soit le bout de lorgnette par lequel on l'aborde: en tant qu'acte de production, en tant que système technique, en tant qu'usage des territoires... Ce qui nous intéresse ici particulièrement, c'est la manière dont la nature multifonctionnelle des activités agricoles peut servir d'argument à l'installation de projets innovants en milieu rural.

 




A la recherche d'une définition

A l'échelle internationale, une thématique de recherche a récemment émergé autour des fonctions sociales et thérapeutiques de l'agriculture. Ces recherches sont menées sous une forme particulière, celle de « Communautés de Pratiques » au sein de réseaux internationaux (Social Farming1 et Farming for Health2). Ces « Communautés de Pratique », selon un terme forgé par Jean Lave et Etienne Wenger, sont des communautés créées au cours du temps autour d'un but commun: la pratique3. Plus précisément, une communauté de pratique est « un groupe de professionnels, liés informellement les uns aux autres par le contact avec des problèmes communs, la poursuite commune de solutions à ces problèmes et mettant ainsi en application par eux-même un panel de savoirs »4. La recherche autour du concept de «Communauté de Pratique » (souvent abrégé en CoP dans la littérature) a conduit à renouveler les expériences dans le monde associatif et dans celui de la recherche.


La formation de réseaux de praticiens et de chercheurs a comme but de rendre visible des communautés, qui existent de fait, bien souvent à des échelles nationales. Les travaux de recherche autour de l'agriculture sociale et thérapeutique sont actuellement dans une phase de coordination, à l'échelle européenne notamment, alors que les pratiques liées sont en pleine expansion5.

La publication d'ouvrages6 a permis une « réification » (pour reprendre avec les mots de Wenger ce qui constitue une phase essentielle du fonctionnement d'une communauté de pratique: l'inscription dans le monde physique des savoirs élaborés par la communauté).


Mais avant tout, il nous faut aborder le vocabulaire, vaste, consacré à l'objet d'étude de ces communautés de pratique. Les différents auteurs s'accordent pour dire qu'il n'y a pas de dénomination unifiée pour parler des pratiques concernées par ces réseaux. C'est dans le monde anglo-saxon que les dénominations sont les plus riches et les plus variées: social farming, green caring, care farming, horticultural therapy, animal-assisted therapy, healing gardens, farming for health7. En France, l'expression « jardin d'insertion » met en lien le contexte (le jardin) et le but recherché (l'insertion sociale et/ou professionnelle). L'expression « thérapie horticole » est également utilisée dans les milieux médicaux mais reste pour l'instant marginale. Ce sont des appellations qui renvoient à des pratiques précises, fortement cloisonnées dans le contexte français.

 



Le fait que l'on ne puisse désigner aisément, dans le contexte français, les pratiques que la littérature anglo-saxonne regroupe sous le terme de « social farming » ne signifie pas qu'elles sont inexistantes, mais la parcellarisation des dénominations des pratiques sociales et thérapeutiques liées à la production agricole et horticole rend l'étude malaisée. La définition que donne le Réseau Social Farming de l'agriculture sociale recouvre « toutes les formes d'accueil en milieu agricole, rural ou périurbain, qui mobilisent les pratiques agricoles, maraichères ou paysagères (entretien), à des fins d'insertion et d'accueil thérapeutique »8.

Le second terme très usité dans le domaine est celui de « care farming », un terme intéressant de par là polysémie de la notion de « care », malheureusement très difficile à traduire en français9.


L'agriculture sociale est en lien direct avec la multifonctionnalité de l'agriculture contemporaine, concept que nous aborderons plus loin. Quelques remarques par rapport à cette définition de l'agriculture sociale:

- La question de l'échelle de ces formes d'accueil n'est pas évoquée, toutes les échelles de travail, de la ferme au jardin, sont donc regroupées dans une seule et même catégorie.

- Il y a une volonté très nette de regrouper également la question « sociale » et la question « thérapeutique », de ne pas séparer ce qui dans de nombreux pays relève d'institutions et d'univers largement différents.

- Il n'y a pas non plus dans cette définition, de référence à des catégories de publics accueillis par les structures d'agriculture sociale. La vocation « thérapeutique » et/ou « sociale » de chaque structure est donc soumise à la fois aux définitions des publics concernés par les institutions (ce qui explique les larges différences entre les pays) et aux définitions que peuvent produire les structures en elle-même sur un mode autonome.



Filiation et diversité de l'agriculture sociale


Le développement de l'agriculture sociale possède 4 racines historiques principales:


  • La filiation « agriculture biologique - biodynamique », liée au début du XXème siècle à l'anthroposophie de Rudolf Steiner. Cette filiation est féconde dans les pays d'Europe du Nord et a engendré des structures surtout dédiées aux approches thérapeutiques.

  • La filiation « anti-psychiatrique », avec le cas particulier des expériences italiennes de désinstitutionnalisation de la psychiatrie sur lesquelles nous reviendrons brièvement. Il s'agit également d'une approche effectuée par des praticiens de la santé, mais sur des bases de revendications sociales, incarnées par exemple par le slogan « La liberté est thérapeutique »10

  • La filiation « jardins communautaires et jardins ouvriers », très complexe historiquement car liée à diverses revendications politiques et sociales. On retiendra comme dénominateur commun leur forte implantation en milieu urbain et péri-urbain et les questionnements que ces pratiques ont engendré autour de la thématique du « lien social ».

  • La filiation « économie sociale et solidaire », qui se caractérise par son lien avec le monde du travail social et actuellement avec les systèmes de mise sur le marché particuliers que sont les circuits courts gérés par des associations ou des entreprises.


A l'échelle européenne, dresser un tableau global des situations de l'agriculture sociale et thérapeutique relève du « puzzle »11. Francesco Di Iacovo, de l'Université de Pise (seule université à ma connaissance qui possède un enseignement spécifique à l'agriculture sociale), propose toutefois plusieurs grilles de lecture qui permettent de décrypter cet ensemble hétéroclite.

Sa première approche concerne les modes de financement des projets d'agriculture sociale, avec des situations qui varient entre le subventionnement total des structures par des institutions (liées au secteur de la Santé et du Social ou bien à celui de l'Agriculture) à des formes autonomes.


L'autre approche concerne la proximité (hors financement, même si les deux vont de pair jusqu'à un certain point) des expériences d'agriculture sociale et thérapeutique vis à vis du secteur Santé-Social-Education et du secteur de l'Agriculture. Cette proximité est décrite comme un état d' « awareness » d'un secteur vis à vis de l'agriculture sociale. La situation des expériences d'agriculture sociale en France est selon lui beaucoup plus affiliée au secteur Santé-Social-Education qu'au secteur agricole. Une région comme les Flandres présente une situation inverse13.


L'enseignement de l'étude de Di Iacovo est que les situations de l'agriculture sociale par pays sont liées aux situations individuelles des secteurs « Santé-Social-Education » et du secteur « Agriculture » pour chaque pays (ou région). Le cas de l'Italie est pour lui assez éclairant sur ce point et mérite que l'on s'y attarde. Après plusieurs décennies d'élaboration de critiques radicales des institutions psychiatriques, est votée en 1978 la loi 180 dite Loi Basaglia, visant à s'opposer aux « effets aliénants et pervers »14 desdites institutions en préconisant la mise en place d'antennes sanitaires locales tournées vers la prévention. Cette loi aura, entre autres, comme effet d'encourager l'expérimentation d'alternatives à la psychiatrie et de renforcer les initiatives pré-existantes, engageant notamment des recherches autour des pratiques liées aux thérapies de la nature (fermes thérapeutiques, thérapies animales...). Le monde des coopératives sociales (cooperativa sociale) comptait en 1997 20% de structures dans le monde de l'agriculture15. Ce développement est également réalisé dans le monde de la recherche autour d'université comme Pise, qui comprend un département de recherche exclusivement dédié à l'agriculture sociale, mêlant les recherches de médecins, sociologues, politologues et économistes.


Le nombre de structures liées à l'agriculture sociale varie considérablement en fonction des pays. Le décompte est rendu difficile car les dénominations et les catégories, par pays ou par région, ne sont pas harmonisées. D'après l'ouvrage « Farming for health », qui se veut une approche comparative entre les différentes situations à l'échelle européenne16, c'est la Norvège qui possède le plus grand nombre de structures dite d'agriculture sociale avec 550 structures, devançant la Hollande, l'Italie et l'Autriche. Il faut noter les disparités régionales qui peuvent voir se concentrer une très grande partie des initiatives nationales à l'échelle d'une région ou d'un canton. C'est le cas des Flandres en Belgique et de certains cantons en Suisse.


Une observation intéressante à l'échelle européenne: les projets d'agriculture sociale ne sont pas spécifiquement liés à des exploitations de petite taille, au contraire, ils se développent plus rapidement ces dernières années au sein d'exploitations de tailles moyennes (notamment en Hollande et en Belgique)17.


Les limites pouvant ralentir le développement du secteur de l'agriculture sociale attirent particulièrement le regard des praticiens et des chercheurs au sein des réseaux qui y sont dédiés. Nous citons sur ce point le document de synthèse produit en avril 2008:


  • La séparation entre secteurs d'intervention sociale, santé et agriculture

  • La nouveauté des systèmes de prise en charge, autre que médicalisée

  • L'inadaptation des politiques de soutien

  • Le risque de standardisation de l'accueil, qui pourrait remettre en cause les valeurs spécifiques de ce modèle

 


Agriculture sociale et agriculture biologique


La question de l'agriculture biologique est posée au niveau de la définition même de l'agriculture sociale, puisque l'on constate que ces structures cherchent généralement à intégrer une forme de culture qui « a tendance à utiliser des technologies qui diminuent les effets négatifs de l'agriculture sur l'environnement »18. Toutefois, il faut noter que les structures d'agriculture sociale ne sont pas systématiquement associées à des modes de production biologiques. L'exemple chiffré le plus flagrant concerne la région des Flandres avec, en 2006, 381 structures relevant du « care farming » en agriculture conventionnelle et 249 structures pratiquant des modes de production biologiques (agriculture biologique, agriculture biodynamique et structures en conversion vers l'agriculture biologique)19. Le dénominateur commun entre ces structures d'après les auteurs semble être le fort besoin en travail manuel.


Concernant les structures ayant fait le choix des modes de production biologique, les modes de justification de ce choix varient:


  • De nombreuses structures justifient leur utilisation de techniques biologiques par le fait que l'exigence en terme social ou thérapeutique parcourt également le rapport de l'homme à la technique. C'est la « naturalité » de l'agriculture biologique qui renvoie au but de la structure. On retrouve notamment ce mode de justification, que nous qualifierons d'holiste, associé aux fermes biodynamiques allemandes proches du courant de l'anthroposophie.


  • Un autre point de vue est celui de l'approche intégrale, qui est autant une question de cohérence interne que d'image portée vers l'extérieur. Au sein de ce mode de justification, il n'est pas envisageable de choisir de pratiquer une agriculture biologique sans prendre en compte les aspects sociaux, et inversement. Ces approches que nous qualifierons d'intégrales sont également en accord avec la démarche de l'économie sociale et solidaire.


Il y a également une remarque particulièrement intéressante chez Di Iacovo sur les similitudes entre agriculture sociale et agriculture biologique en terme de dynamique interne20. Ces deux types d'agriculture se caractérisent pour une bonne part par l'importance du travail de terrain, des savoirs localisés. De plus, ces deux types d'agriculture se trouvent historiquement en marge des processus formels et institutionnels de recherche et de reconnaissance. Enfin, dans les deux cas, la reconnaissance par la société civile et les institutions est un processus de long terme, encore à l'œuvre. Cette similitude ne permet pas d'expliquer directement la liaison entre les deux types d'agriculture, mais peut nous lancer sur une piste de réflexion sur les motivation des acteurs (praticiens, chercheurs, institutions, militants associatifs et politiques...) à s'engager dans de telles voies.

 



Agriculture sociale et multifonctionnalité


Le terme d'agriculture multifonctionnelle, en Europe, relève de deux interprétations fondamentales que nous aimerions reprendre rapidement. Ce terme permet d'une part de mettre en évidence les multiples usages des espaces et des activités agricoles en milieu rural et péri-urbain, c'est à dire que le terme de « multifonctionalité » reconnaît et valorise les différentes dimensions de l'activité agricole: alimentaire, économique, sociale et culturelle. « Multifonctionalité » apparaît sur la scène internationale suite aux discussions de l'OMC sur l'insertion de l'agriculture dans les négociations internationales sur le commerce mondial. En 1994, l'agriculture est incluse dans les discussions sur la libéralisation commerciale du GATT. La notion de multifonctionnalité est alors mise en avant comme concept analytique, en opposition à une conception de l'agriculture comme ayant une simple fonction de production marchande. Denis Barthélemy, du groupe Polanyi21, indique bien dans ses travaux la dynamique réactive de la construction du concept de multifonctionnalité: ce concept a été bâti comme un « mot nouveau décrivant une idée ancienne22 », parce que la « monofonctionnalité » n'existe pas en agriculture. Il s'agit donc de faire reconnaître deux aspects fondamentaux de l'agriculture auprès des institutions du commerce international:


L'agriculture n'est pas monofinaliste. Les indicateurs internationaux ont tendance à tenir compte des filières par produit, et non des combinaisons de production. L'agriculture accomplit différentes fonctions d'intérêt individuel ou sociétal (sécurité alimentaire, maintien des structures sociales, préservation des patrimoines, conservation des biotopes...). Ces fonctions ne se prêtent pas à une rémunération marchande, pourtant elles sont à la fois nécessaires et coûteuses.


Ce terme pose un problème, notamment pour les chercheurs réunis autour du Groupe Polanyi, qui s'attache à produire des réflexions autour de la question de la marchandisation. Pour Denis Barthélémy, la multifonctionalité qui renvoie aux résultats non-marchands de l'activité agricole devrait également renvoyer « à l'organisation non-marchande de la production, à tous les niveaux ». Il remarque alors qu'il serait plus juste de comprendre la multifonctionalité sous le sens de « multidimensionalité »23.


En France, une revue fut consacrée à ce terme de recherche: les Cahiers de la Multifonctionalité (une publication INRA-Cemagref-CIRAD24). La notion de multifonctionalité y est alors très liée à l'exercice des politiques publiques autour de la requalification des espaces agricoles et de la profession agricole elle-même, notamment par l'entremise des CTE (Contrats Territoriaux d'Exploitation) ou des Schéma Directeurs Régionaux. C'est le sens qui est le plus souvent utilisé en français.


L'autre occurrence de la « multifonctionnalité » se fait autour du terme d' « agriculture multifonctionnelle » et surtout de « fermes multifonctionnelles » (multifunctional farms), définition qui semble suivre de très près celle de social farming (également proches de termes de green caring ou care farming) précédemment évoqué. Il s'agit, dans les pays d'Europe du Nord, d'une manière de désigner les structures qui mettent en valeur les aspects autre que le caractère de production alimentaire de leur exploitation (sans toutefois en évacuer la centralité). En ce qui concerne les savoirs liés à l'agriculture biologique, nous remarquons que la plupart des structures qui se réclament de l'agriculture multifonctionnelle ou sociale se sont constituées au sein des pratiques biologiques, notamment par ses « marges » (permaculture et biodynamie25). Ce constat est particulièrement marqué concernant les pays d'Europe du Nord autour de la question de l'utilisation thérapeutique des activités agricoles26.


Nous avons donc affaire à un même terme, utilisé dans deux cadres différents. Le premier usage est un concept bâti au sein des institutions du commerce international, qui n'est pas exempt d'analyse critique et de tentative de redéfinition au sein-même des travaux de recherche liés à ces institutions, comme le montrent les travaux du Groupe Polanyi. Le second correspond à une désignation propre aux acteurs qui cherchent à valoriser le caractère multifonctionnel de leurs fermes. Dans les deux cas, la poursuite d'une reconnaissance est centrale dans la démarche.


Ce qui oppose (partiellement) les deux significations est la nature positive de la première définition (l'agriculture a toujours été multifonctionnelle, car multidimensionnelle) et la nature normative spécifique de la seconde définition (le terme est utilisé pour décrire une réalité nouvelles de fermes particulières faisant le choix d'une multifonctionnalité, synonyme de « poly-activité »27).




Pour une agriculture sociale


La reconnaissance et la promotion de la mutidimensionnalité des projets agricoles innovants, dont le Jardin des 400 Goûts (soutenu par le GRATA), est une des clés en terme de transformation économique et sociale. Face à une tendance dominante à la monétarisation des échanges et à la marchandisation des activités humaines, les expériences intégrant un caractère pluriel, comme le font les structures d'agriculture sociale au sens large, prennent tout leur sens.

 


1Site Internet du Réseau Social Farming: http://sofar.unipi.it

2Site Internet du Réseau Farming For Health: www.farmingforhealth.org/

3Etienne Wenger, Community of Practice: Learning, Meaning and Identity, Cambridge University Press, 1998

4Hildreth et Kimble, 2000 , cité par Joost Dessein, « Proceedings of the Community of Practice Farming for Health », Gand, 2007

5Jan Hassink et Majken van Dijk, « Farming for Health across Europe », in « Farming for Health », Ed. Jan Hassink, 2006

6Deux ouvrages principaux: « Farming for Health » op cit. Et Joe Sempik et al., « Health, Well-Being and Social Inclusion, Therapeuthic horticulture in the UK », Thrive, 2005 accompagné du guide pratique d'aide à la création de projet Growing Together écrit par les mêmes auteurs.

7Un tableau de classification de ces différentes catégories en langue anglaise est proposé en annexe.

8Document de synthèse sur l’agriculture à vocation sociale et thérapeutique en Europe, avril 2008

9Une bonne introduction à la théorie du care dans l'ouvrage de Joan Tronto « Un monde vulnérable », La Découverte, 2009.

10Rapporté par Robert Castel dans son article « Trieste, La ville natale de « Marco Cavallo », emblème de l'antipsychiatrie », in Critique, août-septembre 1983

11Francesco Di Iacovo, « Social farming: charity work, income generation - or something else? » In « Proceedings of the Community of Practice Farming for Health » 2008

13Katrien Goris et al, « Green Care in Flanders », op cit.

14Patrick Faugeras, « La Néo-Médiocrità », in Sud/Nord 2004

15Source: Consorzio Gino Mattarelli cité par Carlo Borzata « Italie: L'impressionnant développement des coopératives sociales », in « Insertion et nouvelle économie sociale », Desclée de Brouwer, 1998

16Cet ouvrage utilise la définition de l'agriculture sociale fournie en p27, cf supra.

17Ibid

18Joe Sempik et al., « Growing Together », Op Cit

19Jan Hassink et Majken van Dijk, « Farming for Health across Europe », Art Cit

20Francesco Di Iacovo, « Social Farming: charity work, income generation – or something else? », Art Cit

21Groupe Polanyi, « La multifonctionnalité de l'agriculture: Une dialectique entre marché et identité », Quae, 2008

22M-A Normile et A Bohman « Vers une agriculture multifonctionnelle, une vision différente » in « La multifonctionnalité de l'activité agricole et sa reconnaissance par les politiques publiques », Educagri, 2002

23Groupe Polanyi, Op Cit

24Le dernier numéro datant de 2006 est une synthèse d'articles dans le cadre européen

25Un exemple emblématique est la ferme Kiem, située en Hollande, qui a fêté l'année dernière ses 60 ans d'existence. Il s'agit d'une ferme biodynamique de type « care farming », combinant préoccupation environnementale et accueil de personnes vulnérables: handicapés physiques ou mentaux, toxicomanes, chômeurs de longue-durée, ex-détenus...

26« Farming for Health », Op Cit

27La poly-activité n'est pas l'apanage d'une évolution récente des formes de travail en milieu rural, puisqu'elle existe historiquement depuis des décennies dans certaines régions comme l'Alsace (paysans et ouvriers) et les Alpes (paysans et gestionnaires de gîtes en hiver). Cf Vaison, "Aujourd'hui la culture du monde rural".

 

 

Par G
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